Mobilité : repenser nos comportements, aménager autrement

le 30/03/2011



Au début du XXe siècle, Henry Ford a favorisé la démocratisation de la voiture et a ainsi créé un nouveau rapport à la liberté et à la mobilité. Au fil des années, ce phénomène n’a cessé de prendre de l’ampleur : le parc automobile a grossi, les infrastructures ont gagné du terrain et les villes et villages se sont étirés le long des axes de transports.

Or les déplacements, toujours plus nombreux, toujours plus longs, marqués par leur caractère individuel, ont des impacts importants sur le court comme sur le long terme, dans la vie quotidienne des citoyens (part croissante dans le budget des ménages, temps passé dans les encombrements…) comme vis-à-vis de l’attractivité des territoires (difficultés pour trouver de la main d’oeuvre qualifiée, pollution atmosphérique avec conséquences sanitaires…).

L’application du concept de développement durable au domaine des transports et des déplacements a donné naissance à la mobilité durable. Comment mettre en oeuvre une politique de la mobilité durable dans les territoires ? Vu sous l’angle de l’environnement, il vaudrait mieux réduire la fréquence et la longueur de nos déplacements. Or vu sous l’angle social, les plus démunis doivent pouvoir se déplacer davantage qu’aujourd’hui. Enfin, sous l’angle économique, le développement des territoires doit pouvoir s’appuyer sur les échanges. La mobilité durable est un compromis entre ces impératifs antagonistes.

Trois leviers majeurs ont été identifiés pour permettre la mise en oeuvre d’une démarche de développement durable dans le domaine de la mobilité : l’aménagement du territoire en tant que solution visant à anticiper et gérer les flux de mobilité ; les comportements avec le développement de stratégies accompagnant le changement des habitudes de mobilité ; enfin l’approche de l’offre de transports qui doit dorénavant être pensée du point de vue des usagers, avec des solutions adaptées à leurs besoins.

Ce dossier fait le point sur ces différents leviers d’action complémentaires qui impliquent à la fois les autorités organisatrices de transports, les élus, les associations et les usagers dans la mise en oeuvre de solutions vers le développement d’une mobilité plus durable.

 








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