
Les rejets de SO2 sont principalement dus à l’utilisation de combustibles fossiles soufrés (combustibles minéraux solides, fioul lourd et domestique, gazole). Le gaz naturel, le GPL et le bois sont des combustibles pas ou peu soufrés.
Les émissions de SO2 en Bourgogne ont diminué de 6% entre 1990 et 1995 et ont continué à diminuer entre 1995 et 2000 ; elles proviennent pour près de 60% du secteur de production d’énergie, notamment de la centrale thermique de Blanzy.
Les oxydes d’azote proviennent principalement de la combustion des combustibles fossiles et de certains procédés industriels (production d’acide nitrique, fabrication d’engrais, traitement de surfaces). Les principaux émetteurs en Bourgogne, comme en France, sont les véhicules automobiles (à 60%). Les émissions régionales de NOx ont augmenté de 9% entre 1990 et 1995 mais avaient une tendance à la baisse entre 1995 et 2000.
Le monoxyde de carbone est produit lors de combustions incomplètes, ainsi que dans certains procédés industriels (agglomération de minerai, aciéries, incinération de déchets). On le retrouve surtout dans les gaz d’échappement ; le trafic routier est à l’origine de 42% des émissions de CO en Bourgogne. Les émissions régionales de CO ont diminué de 19% entre 1990 et 1995 ; cette baisse s'est poursuivie entre 1995 et 2000. Cette évolution peut s’expliquer par l’amélioration des procédés de combustion (chauffages domestiques notamment), par l’utilisation progressive du pot catalytique depuis 1993, ainsi que par l’augmentation de la proportion de véhicules diesel moindre émetteur de ce polluant qu’un véhicule essence non catalysé.
Les sources de COVNM sont très nombreuses. Pour ce qui concerne les sources liées aux activités humaines, le trafic routier en constitue la principale. Les émissions régionales de COVNM ont diminué de 9% entre 1990 et 1995 mais ont augmenté entre 1995 et 2000. Les sources biotiques semblent contribuer pour une large part aux émissions de COVNM.
Les émissions d’ammoniac proviennent presque en totalité des activités agricoles : élevage et fertilisation. Les émissions régionales d’ammoniac ont augmenté de 7% entre 1990 et 1995. Les émissions ont continué à augmenter entre 1995 et 2000.
Les problèmes de pollution atmosphérique ne se posent pas de la même façon aujourd’hui qu’il y a 30 ans. L’industrie, jusque dans les années 70, était la principale source de pollutions atmosphériques. Il s’agit de nos jours de la circulation routière. Les pollutions acides émises par les installations industrielles et les chauffages domestiques ont diminué tandis que les pollutions photochimiques - d’origine principalement automobile - ont augmenté.
A l’échelon local, les pollutions urbaines ont des conséquences néfastes pour la santé. A l’échelon régional, la retombée de différents polluants sur les écosystèmes provoque l’acidification des milieux aquatiques et accentue les phénomènes de dépérissement forestier.
Cet indicateur permet de caractériser la nature et l'origine de différents polluants atmosphériques. Les pollutions acides, dont sont responsables le dioxyde de soufre, les oxydes d'azote et l'ammoniac, proviennent principalement des combustions industrielles et des chauffages domestiques. Les pollutions photochimiques, dont sont à l'origine les oxydes d'azote, le monoxyde de carbone et les composés organiques volatils non méthaniques, proviennent en grande partie du trafic automobile.
Citepa (Centre Interprofessionnel Technique d'Etudes de la Pollution Atmosphérique)
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