Dijon, novembre 2000
Le recul du bocage s’est accompagné d’une prise de conscience des conséquences que ce recul peut entraîner. Cette prise de conscience ne se traduit pas nécessairement sur le terrain. Les incitations publiques à la plantation ou à la conservation de haies, par exemple, n’ont dans l’ensemble pas connu un grand succès. Leur objectif était souvent principalement paysager : cela n’a pas nécessairement convaincu les acteurs de terrain.
Le bocage, historiquement, s’est constitué et a été entretenu pour satisfaire des besoins et des usages qui étaient ceux d'une société rurale qui s'est profondément transformée. D’où la question que l’on peut se poser : quelles fonctions peut-il aujourd’hui conserver ?
Ces fonctions peuvent-elles être reconnues et, par conséquent, les haies peuvent-elles conserver une place aujourd’hui dans l’économie des territoires ruraux ?
|
|