Réinventer le collectif
Il existe plusieurs façons d’aborder un sujet aussi vaste que l’éducation à l’environnement et au développement durable. Il me semble que toutes convergent vers un aspect essentiel : le collectif, qui doit former le socle de nos sociétés. Aujourd’hui, on entend par le collectif la somme des intérêts individuels. Si, à titre individuel, on peut comprendre que chacun aspire à voir ses intérêts respectés par la société toute entière, cette approche se heurte à la nécessaire prise en compte des problèmes globaux tels que le changement climatique, la solidarité avec les plus démunis ou le sort de nos descendants
proches ou lointains.
La gestion collective du devenir des sociétés humaines suppose qu’un accord se fasse sur les objectifs à atteindre, et sur les moyens de les atteindre. C’est tant une question d’efficacité en vue d’obtenir un résultat qu’une nécessité éthique, mais c’est surtout une condition incontournable de la survie de nos démocraties. La question de la méthode reste largement à inventer, la pétition de principe est insuffisante. Qui parlera pour les générations futures, qui parlera pour le climat ou la solidarité, si ce n’est nous-mêmes ?
Donner les outils nécessaires au débat vers la construction d’objectifs communs et partagés, voilà qui, il me semble, donne tout son sens à l’éducation au développement soutenable.