Repères n° 47 - juin 2008

La qualité environnementale des bâtiments, vers une mutualisation des dispositifs bourguignons

Dans un contexte d’urgence climatique et de raréfaction des ressources fossiles en énergie, la priorité est à l’amélioration énergétique, notamment thermique,
des constructions neuves, mais surtout des bâtiments existants. Il s’agit d’atteindre très rapidement des réalisations à basse, voire très basse consommation énergétique. C’est dans ce sens que vont les conclusions
du Grenelle de l’environnement, qui devraient aboutir à une législation plus
contraignante dans ce domaine et permettre d’atteindre, en 2050, l’objectif de division par quatre des émissions de gaz à effet de serre pour les bâtiments.

Mais au-delà de ces considérations énergétiques, il est important de prendre en compte la qualité environnementale des constructions, en s’appuyant sur des
méthodologies, des technologies, des produits et des matériaux innovants et performants. Pour preuve, l’amélioration de la qualité de l’air intérieur est un des objectifs du projet de loi du Grenelle de l’environnement.

La qualité environnementale des bâtiments est une démarche globale de développement durable appliquée aux bâtiments, qui permet de vivre et de travailler dans des locaux plus confortables, plus économiques et plus respectueux de l’environnement et de la santé de leurs occupants, aujourd’hui comme demain. La réussite d’une telle démarche est fortement conditionnée par les efforts que l’ensemble des acteurs – maîtres d’ouvrages,
professionnels du bâtiment, filières d’approvisionnement et utilisateurs finaux – doivent consentir à différents étapes : financement, conception, mise en oeuvre ou encore utilisation et entretien du patrimoine bâti.

Bien qu’elle puisse paraître complexe, cette démarche globale présente de nombreux avantages en terme de qualité de vie, de santé, d’environnement, mais également des avantages économiques. En effet, le coût global est moins élevé que pour les constructions traditionnelles : les économies de fonctionnement, de maintenance et d’entretien viennent progressivement compenser un investissement initial plus élevé (5 à 15 %). Au final, les bénéfices pour la planète, l’Homme et la société courent sur plus d’un siècle.
 

Comment se situe la Bourgogne en terme de construction durable ?
Quels sont les dispositifs existants, les solutions proposées ?
Où est-il nécessaire de « créer du lien » ? Quels sont les manques à combler ? L’objectif de ce numéro de Repères est de fournir un état des lieux afin de contribuer à l’identification des besoins du côté des maîtres d’ouvrage d’une part, s’agissant de conseil et d’accompagnement technique et financier ; des professionnels du Bâtiment, d’autre part, sous l’angle de l’emploi, de la formation, de la qualification et de la structuration collective des entreprises ; et enfin des filières locales en matière de recherchedéveloppement,
d’innovation, de fabrication-production et de distribution de solutions dédiées à la qualité environnementale.