Repères n° 35 - septembre 2004

Ce que les Bourguignons pensent de leur environnement

Interrogés au printemps 2004 dans le cadre d’un sondage réalisé pour les principaux quotidiens régionaux, les Bourguignons placent la protection de l’environnement au second rang des priorités pour leur région. Ce résultat, en dehors de tout événement qui aurait provoqué un intérêt conjoncturel lié à l’actualité, traduit bien l’attention qu’ils prêtent à ces questions. Au-delà de l’expression de cet intérêt, quel regard portent-ils sur leur environnement ?

  • 700 d’entre eux ont répondu en 2001 à l’enquête commanditée par l’Institut français de l’environnement sur "L’opinion des Français vis-à-vis de leur environnement de proximité". Les questions qui leur ont été posées ne portaient pas sur l’environnement en général, mais sur leur environnement de proximité, c’est-à-dire "là où ils habitent".
    Comme pour toute enquête, les résultats que l’on peut en tirer traduisent une opinion qui reflète la représentation que les personnes interrogées se font des réalités sur lesquelles elles sont questionnées. Cette représentation est bien sûr influencée par des facteurs qui peuvent en partie être subjectifs. Mais la comparaison des résultats des différentes régions fait ressortir des spécificités pour chacune d’entre elles. C’est ainsi par exemple que le fait d’habiter dans une région très urbanisée renforce le sentiment d’une dégradation du cadre de vie, que la part de la population qui pense être exposée à un risque naturel majeur est plus importante dans les régions qui ont été affectées par des catastrophes au cours des dernières années, ou bien encore que les régions dont la population se dit la plus inquiète vis-à-vis de la qualité de l’air sont celles où les niveaux de pollution des grandes agglomérations sont les plus élevés. Les résultats pour la Bourgogne, présentés dans ce numéro de Repères, s’interprètent ainsi en partie au regard de spécificités bourguignonnes.
  • Les Bourguignons se sentent concernés par leur environnement, et c’est là peut-être l’un des premiers enseignements de cette enquête : la quasi-totalité des personnes interrogées s’expriment sur les questions qui leur sont posées ; elles sont très peu nombreuses à répondre qu’"elles ne savent pas".
  • Les Bourguignons ont une opinion plus favorable sur leur environnement de proximité que celle qu’ils peuvent exprimer sur l’environnement d’une façon plus générale. Le même constat peut être fait dans toutes les régions : lorsque l’on recoupe leurs réponses à différentes enquêtes, on observe que les Français se montrent généralement plus préoccupés par les questions d’environnement global – à l’échelle européenne ou mondiale – que par l’état de leur environnement quotidien. De ce point de vue, l’analyse faite au niveau national par l’Institut français de l’environnement vaut également pour les Bourguignons : " l’opinion publique assimile les problèmes d’environnement au "danger pour la planète" plus qu’aux nuisances ressenties près de chez soi ".