Avec la révolution industrielle, notre planète a connu une augmentation rapide de la concentration de gaz à effet de serre (GES) dans l’atmosphère, entraînant l’accentuation de l’effet de serre. Aujourd’hui, l’ampleur du réchauffement climatique n’est pas connue avec précision. Mais selon les données du GIEC, ce réchauffement est en cours et il est largement induit par les activités humaines.
Le territoire bourguignon détient une part de responsabilité. Il en subira aussi les effets, notamment à travers l’impact sur les écosystèmes et les ressources naturelles qui obligera les êtres humains et la société à s’adapter. Ce dossier fait le point sur la contribution de la Bourgogne aux émissions de GES.
Comment se dessine son « empreinte climatique » sur la planète ? Comment peut-elle la réduire, tout en se préparant aux effets du réchauffement qui vont la toucher ? À travers ces questions, c’est l’avenir des territoires qui est en jeu. La réflexion sur l’empreinte climatique de la Bourgogne interpelle in fine autant sur la mise en place d’une « performance carbone » pour chacune des activités économiques développées ou des actes quotidiens accomplis, que sur les modes de vie, les modes de développement et d’aménagement des territoires. Très souvent, les objectifs de réduction d’émissions de GES font uniquement référence à une comptabilité carbone. Or la réduction de l’empreinte climatique ne doit pas se limiter à une addition d’économies de carbone, mais privilégier une approche globale. Il est temps de placer cette question au coeur de stratégies et de l’intégrer dans nos choix de territoire.