octobre 2008
Rapport technique- 28 pages
Sommaire
Données générales Estimation des stocks de carbone en Bourgogne - Estimation du stock
- Estimation des flux annuels
Récapitulatif des estimations
Introduction
Faire le bilan des émissions nettes de GES au niveau régional, c’est en estimer les « sorties » ou émissions par grand système et les « entrées » ou stockage dans les milieux naturels ou artificiels. Les connaissances sur les mécanismes naturels de stockage sont encore insuffisantes. Cependant, les estimations faites par l’INRA1 nous indiquent qu’elles ne sont pas négligeables : des pratiques favorables contribueraient à limiter de 1 à 2 % les émissions de GES. En dehors des milieux marins, les milieux agricole et forestier sont les principaux secteurs pouvant stocker naturellement du carbone, dans les végétaux et dans les sols. La matière organique du sol est un compartiment essentiel, mais c’est une forme très instable en perpétuelle évolution. Examiner les facteurs d’instabilité conduit à détecter des pistes d’actions pour réduire nos émissions ou nos pertes de GES. Le premier facteur d’instabilité est le changement brutal de couverture des sols (déforestation, retournement de prairies) ; le déstockage est alors plus rapide que le stockage. Viennent ensuite les pratiques agricoles et sylvicoles qui peuvent contribuer à maintenir ou non une capacité de stockage.
L’objet de cette étude est de compléter le bilan des émissions de GES réalisé tous les 4 ans par Alterre Bourgogne, avec une réactualisation des estimations de stockage de carbone. Pour ce faire, elle fera le point des dernières connaissances sur le stockage du carbone et des derniers débats scientifiques. Malgré les interactions entre cycle du carbone et cycle de l’azote, l’étude se limitera au stockage de carbone (CO2), du fait de l’absence de connaissances (et de coefficients) sur le stockage des autres GES. Elle s’efforcera d’identifier et d’expliciter les techniques favorables à ce stockage.
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