septembre 2005
Rapport technique - 55 pages
Sommaire - L’enquête
- La méthodologie
- Le prix moyen de l’eau en 2004 et ses composantes
- Les évolutions du prix et de ses composantes
- Dispersion du prix de l’eau
- Prix moyens selon l’origine de l’eau
- Prix moyens selon le traitement de potabilisation
- Prix moyens selon la taille des communes
- Prix moyens selon l’existence ou non d’un service d’assainissement collectif
- L'assainissement autonome : la mise en place des SPANC
- Prix moyen selon le traitement des eaux usées
- Les linéaires des réseaux eau et assainissement
- Prix moyens selon la densité de population
- Prix moyens par bassin
- Prix moyens selon le mode de gestion des services
- Prix moyens et intercommunalité
- Résultats concernant la partie fixe du prix
- La participation pour voirie et réseaux
- Les indicateurs de performance dans les contrats de délégation
- Les investissements réalisés par les communes entre 2002 et 2004
- Les branchements en plomb
Introduction
Dans la période de l’après-guerre, la priorité en terme de service public de l’eau était d’assurer la desserte de la population. Progressivement, cet objectif a cédé le pas à l’amélioration de la qualité, à la fois de l’eau et de la dépollution. Cela s’est accompagné d’investissements lourds. Depuis 15 ans, le prix de l’eau a augmenté plus rapidement que l’inflation. Cette augmentation s’explique en grande partie par un « rattrapage » dans la collecte et le traitement des eaux usées.
58% des Français trouvent l’eau potable plutôt « chère » : c’est ce qui ressort de l’édition 2004 du baromètre Sofres-CIEAU[1] sur « les Français et l’eau ». Mais 63% d’entre eux se disent incapables d’avancer un chiffre sur le prix moyen du mètre cube en France et 40% de ceux qui payent une facture d’eau n’en connaissent pas le montant. Davantage qu’au prix lui-même, il semble que c’est à ses augmentations que les usagers se montrent le plus sensibles. Ils les acceptent d’autant moins volontiers qu’ils n’en comprennent pas les raisons. La transparence des coûts est aujourd’hui devenue indispensable. Les usagers sont également plus exigeants en terme de service rendu. L’enjeu est ainsi devenu aujourd’hui qualitatif : améliorer la qualité de l’eau et de la dépollution, mais aussi le service aux usagers et la gestion du patrimoine.
L’OREB a actualisé en 2005 l’enquête qu’il mène tous les deux ans, en coordination avec les agences de l’eau, pour connaître et analyser le prix de l’eau en Bourgogne. Les résultats portent sur un échantillon représentatif de 260 communes, regroupant plus de la moitié de la population bourguignonne ; ils concernent l’année 2004. Les objectifs de ce travail sont de : - déterminer les différentes composantes du prix de l’eau et leur part respective dans son évolution ;
- donner aux usagers davantage d’informations pour comprendre les divers éléments qui entrent dans le prix de l’eau potable ;
- apporter aux collectivités locales les éléments d’information qui leur permettront de mieux orienter leurs décisions dans ce domaine.
[1] CIEAU = Centre d’information sur l’eau
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