juin 2000
Rapport technique - 55 pages
Sommaire - Emploi et environnement : le cas de la chaufferie d'Autun
- Emploi et environnement : le cas de l'utilisation de techniques végétales pour la fixation des berges sur la basse vallée de la Tille
- L'utilisation de techniques végétales pour l'aménagement de la basse vallée de la Tille
- Emploi et environnement : le cas du compostage des déchets verts
Introduction
La situation de l’emploi amène à s’interroger sur les secteurs dans lesquels il paraît possible d’imaginer ou de prévoir le développement d’emplois. Parmi ces secteurs figure l’environnement.
Les travaux qui ont été conduits jusqu’à présent en France pour recenser les emplois dans le domaine de l’environnement ont principalement consisté à comptabiliser les emplois dans les activités de la réparation de l’environnement (traitement des eaux, des déchets...) et de l’entretien ou de l’aménagement des milieux naturels.
Cette approche présente différents inconvénients :
1) Elle pose des difficultés méthodologiques jusqu’à présent mal résolues. Par exemple, elle ne distingue pas nécessairement emploi et métiers de l’environnement. Mais surtout, il est difficile de cerner le champ de ce que recouvre la notion d’activités liées à l’environnement. Alors même que la prise en compte de l’environnement tend à devenir une dimension transversale au sein des entreprises et des collectivités, comment peut-on concrètement délimiter les domaines d’activités concernés ?
2) Elle peut présenter un effet pervers, dans la mesure où la comptabilité des emplois liés aux activités de la réparation de l’environnement laisserait supposer qu’une dégradation de l’environnement s’accompagnerait d’une augmentation du nombre d’emplois. Or, ce n’est pas au nombre des ambulances que l’on évalue la santé d’une population... En revanche, ce type d’approche ne prend pas en compte les répercussions en matière d’emplois des politiques ou des actions qui ont des conséquences sur l’environnement (par exemple, des emplois de chauffeurs de bus liés au développement d’une politique favorisant les transports en commun ne seraient pas comptabilisés).
3) La situation de l’emploi connaît une amélioration ; des analystes pronostiquent un retour à une situation de "plein emploi" à l’horizon 2010-2015. Une simple comptabilisation des emplois pourrait alors perdre tout crédit, si elle ne s’accompagne pas d’une estimation des conséquences économiques et environnementales dont ils s’accompagnent.
Il a par conséquent semblé préférable de privilégier une approche qui s’efforce d’analyser d’une façon plus globale les incidences sur l’emploi de choix réalisés dans des domaines qui touchent directement l’environnement. Cette approche s’inscrit davantage dans la perspective d’un développement soutenable, qui vise à concilier les dimensions sociales, économiques et environnementales du développement.
Cette approche a été conduite sur trois exemples : - la chaufferie bois de la ville d’Autun
- la plate-forme de compostage d’Arceau
- l’utilisation de techniques végétales pour l’aménagement de la basse vallée de la Tille.
Ce rapport présente les résultats auxquels conduit l’analyse de ces exemples.
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