juillet 2007
Rapport technique - 55 pages
Sommaire - La quantification de potentiels de réduction des émissions de gaz à effet de serre en Bourgogne
- Quantification de potentiels de réduction d’émissions de gaz à effet de serre dans l’habitat
- Quantification de potentiels de réduction d’émissions de gaz à effet de serre dans le secteur tertiaire
- Quantification de potentiels de réduction d’émissions de gaz à effet de serre dans l’industrie
- Quantification de potentiels de réduction d’émissions de gaz à effet de serre dans l’agriculture
- Quantification de potentiels de réduction des émissions de gaz à effet de serre liés au développement des énergies renouvelables
Introduction
La Bourgogne face aux engagements dans la lutte contre le changement climatique
Dans le cadre du Protocole de Kyoto, la France doit, à l'horizon 2008-2012, stabiliser ses émissions de gaz à effet de serre à leur niveau de 1990. A plus long terme, il est reconnu comme nécessaire de diviser par 4 ou 5 les émissions de gaz à effet de serre des pays industrialisés d’ici 2050. Cet objectif a été inscrit dans le Plan climat national 2004 et la loi de programme du 13 juillet 2005 fixant les orientations de la politique énergétique. Cela suppose de réduire les émissions de gaz à effet de serre de la France d’environ 3% par an sur les 50 prochaines années. Les émissions de gaz à effet de serre en Bourgogne représentent près de 10 tonnes-équivalent-CO2 par Bourguignon – dont plus de 60% sous forme de CO2. La combustion des énergies fossiles est à l’origine de près des deux tiers des émissions régionales de gaz à effet de serre, sous forme principalement de dioxyde de carbone : - le secteur de la production et de la distribution d’énergie est essentiellement représenté par la centrale thermique de Blanzy, qui brûle du charbon ;
- les combustions d’énergies dans le secteur résidentiel et tertiaire sont avant tout dues au chauffage des bâtiments (71 %), et secondairement à la production d’eau chaude et à la cuisson des aliments ;
- les transports constituent le premier secteur d’émission de gaz à effet de serre ; ils sont à eux seuls à l’origine de la moitié des émissions dues à la combustion des énergies fossiles.
En définitive, le secteur des transports et celui de l’habitat et du tertiaire représentent plus de la moitié du total des émissions régionales de gaz à effet de serre ; ce sont également eux qui connaissent les augmentations les plus importantes : + 23 % entre 1990 et 2002 pour les secteurs résidentiel et tertiaire, + 20 % entre ces deux mêmes dates pour les transports (dont les émissions sont par conséquent celles qui ont le plus augmenté en volume). Les émissions agricoles de gaz à effet de serre représentent 29 % du total des émissions. Elles se partagent à parts presque égales entre méthane et protoxyde d’azote : - la dégradation des composés des cultures libère du protoxyde d’azote ;
- la digestion des ruminants dégage du méthane et la dégradation des effluents d’élevage libère à la fois du méthane et du protoxyde d’azote.
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