Les énergies renouvelables représentent 8,6 % de l’approvisionnement énergétique de la Bourgogne en 2005. Ce taux est plus élevé que la moyenne nationale (5,8 %) en raison d’une utilisation importante du bois, notamment dans le parc des logements. L’approvisionnement en énergies renouvelables recouvre les formes d’énergies renouvelables à vocation thermique (bois, résidus de récolte, biocarburants, biogaz, géothermie, solaire thermique), les pompes à chaleur, les déchets urbains valorisés et les productions d’électricité (hydraulique, éolienne et photovoltaïque). La production d’énergies renouvelables a augmenté lentement entre 2001 et 2005, de l’ordre de 6 %. Depuis 2006, on observe une accélération du développement de l’ensemble des énergies renouvelables. Les réalisations sont multiples : chaufferies et réseaux de chaleur au bois pour des logements et des bâtiments tertiaires en milieu rural, installations valorisant la paille et les sarments de vigne, projets de méthanisation à la ferme, multiplication des chauffe-eau solaires chez les particuliers, démarrage de la production solaire photovoltaïque d’électricité, construction d’un ensemble
de 25 éoliennes en Côte-d’Or.
La loi de programmation et d’orientation de la politique énergétique française de juillet 2005 (loi POPE) fixe comme objectif la production de 10% de nos besoins énergétiques à partir de sources d’énergies renouvelables en 2010.
Les énergies renouvelables sont définies suivant les recommandations de l’Observatoire de l’énergie, à savoir : « Les sources d’énergies renouvelables retenues pour calculer la production électrique et thermique de la France (Métropole et DOM) couvrent :
- pour la production électrique : l’hydraulique (hors pompage), l’éolien, le solaire photovoltaïque, la géothermie à haute température (DOM uniquement), les déchets urbains, le bois-énergie, les résidus de récolte (DOM uniquement), le biogaz.
- pour la production thermique: le solaire thermique, la géothermie à moyenne et basse température, les pompes à chaleur, les déchets urbains, le bois-énergie, les résidus de récolte, le biogaz et les biocarburants
Hydroélectricité.
Les centrales du type usine barrage, usine au fil de l’eau ou à dérivation, utilisent des techniques éprouvées consistant à convertir l’énergie potentielle et cinétique de l’eau en électricité. Les centrales de pompage sont désormais exclues de la production d’énergie renouvelable.
Éolien
L’énergie éolienne exploite l’énergie cinétique du vent, convertie au moyen d’aérogénérateurs en électricité.
Solaire photovoltaïque
La conversion directe du rayonnement solaire en production électrique est réalisée grâce à des capteurs photovoltaïques, qui transforment l’énergie des photons de la lumière en un courant électrique continu recueilli dans le matériau semi-conducteur exposé au rayonnement solaire. Ces installations solaires réservées principalement durant la décennie 1990 à l’alimentation électrique de sites isolés (relais téléphoniques, balises, refuges etc…) sont depuis les années 2000 fréquemment raccordées au réseau et bénéficient de l’obligation d’achat et des tarifs de rachat de l’électricité.
Bois-énergie
Le bois et les sous-produits du bois utilisés en tant qu’énergie, regroupés sous l’appellation bois énergie, englobent une multitude de matières ligneuses issues de la sylviculture et de procédés industriels de transformation : copeaux, sciures générés par les industries du bois, liqueurs noires générées par les industries papetières. Le charbon de bois et la tourbe ne sont pas répertoriés.
Déchets urbains
Ils comprennent les déchets ménagers et assimilés (déchets du secteur tertiaire) qui sont incinérés dans des installations spécifiques dénommées "unités d’incinération des ordures ménagères" (UIOM). Seuls 50 % de ces déchets sont à ce jour considérés comme renouvelables. Ne sont pas pris en compte les déchets industriels tels que pneus, solvants, farines animales, le plus souvent utilisés comme combustible par les cimentiers.
Biocarburants
Il existe en France deux filières de production de biocarburants :
- la filière ester : les huiles végétales issues du colza ou du tournesol permettent d’obtenir par transformation chimique l’ester méthylique d’huile végétale (EMHV). Ce dernier, produit dans des raffineries est utilisé en mélange avec du gazole ou du fioul domestique conformément à la réglementation en vigueur.
- la filière éthanol : l’éthanol produit à partir de la betterave ou du blé dans des unités spécialisées de sucreries et de distilleries était jusqu’en 2004 entièrement transformé par adjonction d’isobutène (d'origine fossile non renouvelable) en ETBE (ethyl-tertio-butyl-ether), pour être incorporé comme additif à l’essence. Depuis 2005 l'éthanol pur peut aussi être directement incorporé aux essences. Seule la part « éthanol » renouvelable est comptabilisée.
Pompes à chaleur (PAC)
Les pompes à chaleur sont des appareils capables de capter l’énergie thermique disponible dans un environnement extérieur (chaleur du sol ou nappes d’eaux souterraines, air extérieur) pour la restituer sous forme de chaleur à l'intérieur d'un bâtiment. Elles permettent d’élever la température d’un fluide caloporteur par l’intermédiaire d’un compresseur. Les pompes à chaleur dites réversibles, apparues sur le marché depuis quelques années, permettent une double restitution, de chaleur en hiver et de froid en été. Les chiffres pris en compte concernent les pompes à chaleur ayant une vocation principale de chauffage : PAC géothermiques (sol/sol, sol/eau, eau/eau) ou PAC air/eau ; ils correspondent à la chaleur restituée par les PAC, sans en soustraire la consommation électrique intermédiaire.
Biogaz
Il s’agit d’un gaz composé essentiellement de méthane et de gaz carbonique, produit par digestion anaérobie de la biomasse. Il regroupe les gaz de décharge, résultant de la digestion des déchets stockés dans les décharges (centres de stockage de déchets) et les gaz issus d’unités de méthanisation des boues des eaux usées (stations d’épuration urbaines), des boues et déchets des industries agroalimentaires (brasserie, amidonnerie, caves et coopératives vinicoles) ou de l’agriculture (déjections d’élevage) ou encore de déchets municipaux (deux unités en activité en 2005). Brûlé en chaudière, le biogaz fournit de l’eau chaude ou de la vapeur qui sont auto-consommées ou vendues à des réseaux de proximité ; il peut être également converti en électricité ou utilisé en tant que carburant (autobus de la communauté urbaine de Lille par exemple).
Géothermie
La géothermie à basse et moyenne température (30°C à 100 °C) utilise les eaux chaudes contenues dans le sous-sol des grands bassins sédimentaires, que la France possède principalement en Aquitaine et dans la région parisienne. L’énergie thermique obtenue sous forme d’eau chaude, alimente des réseaux de chaleur pour le chauffage et l’eau chaude sanitaire. La géothermie à haute température (> à 180°C), que l’on trouve dans les zones volcaniques des DOM (centrale géothermique de Bouillante en Guadeloupe) permet de produire de la vapeur, puis de l’électricité au moyen d’une turbine. L’électricité ainsi produite est considérée comme « primaire » selon les conventions AIE/Eurostat.
Résidus de récolte
Les résidus de récolte regroupent des déchets agricoles tels que la paille et autres résidus agricoles brûlés dans des chaudières et les résidus agro-alimentaires déclarés par les industriels, dont les principaux sont les marcs de pommes ou de raisins, les pulpes et pépins de raisins, les noyaux de pruneaux et les marcs de café.
Solaire thermique
La conversion thermique de l’énergie du rayonnement solaire se fait par l’intermédiaire de capteurs solaires. Les capteurs plans vitrés constituent aujourd’hui la technologie la plus utilisée pour la fourniture d’eau chaude sanitaire et pour le chauffage des locaux dans les secteurs résidentiel et tertiaire. Les capteurs non vitrés sont principalement réservés au chauffage saisonnier des piscines.»