Depuis 1992, les prélèvements en eau ont baissé de 14 % en moyenne, notamment du fait d’importants efforts consentis par les industriels. Mais des progrès restent à réaliser concernant les fuites de réseaux, les volumes perdus représentant approximativement la quantité d’eau fournie à la ville de Paris. Pour ce faire, un entretien régulier des réseaux de distribution doit être assuré. Avec une difficulté pour les petites communes pour qui la charge financière est d’autant plus élevée que la densité d’habitants par kilomètre de réseau est faible.
En 15 ans, les prélèvements en eaux superficielles ont baissé de 43 % et ceux en eaux souterraines de 5 % :
- le secteur industriel a divisé par deux ses prélèvements, principalement en modifiant les procédés de nettoyage par des circuits fermés,
- le secteur des collectivités les a réduits de 5 %,
- la consommation d’eau pour l’irrigation varie en fonction de la climatologie estivale et de l’intérêt économique des cultures (betteraves, maïs...),
- les consommations en eau potable ont diminué de 6 %, à l’image de la tendance nationale avec toutefois une augmentation d’un tiers de l’approvisionnement de la ville de Paris.
Les baisses les plus importantes sur cette période concernent la Nièvre qui enregistre une diminution de 28 % et la Saône-et-Loire, une diminution de 24 %, essentiellement par réduction des prélèvements d’eaux superficielles.
Les volumes des prélèvements annuels d’eau à usage domestique et industriel constituent un indicateur de la pression quantitative exercée sur les ressources en eau en Bourgogne. L’analyse de leur évolution permet également d’évaluer le résultat des actions qui visent à réduire les consommations d’eau.
L’indicateur est construit à partir des volumes d’eau utilisés pour le calcul de la redevance aux agences de l’eau. Il s’agit des volumes d’eau prélevés chaque année sur les trois grands bassins versants de Bourgogne (Seine, Saône et Loire). Les résultats sont ventilés par type d’usage (alimentation en eau potable, industrie) et selon la nature de la ressource (eaux superficielles et eaux souterraines).
Les prélèvements d’eau à usages domestique et industriel correspondent aux volumes captés pour ces deux usages. Ils sont différents des consommations réelles, c’est-à-dire des volumes mesurés au niveau des compteurs d’eau. Les entreprises qui ne disposent pas de captages sont alimentées par le réseau public de distribution d’eau potable ; par ailleurs, une partie des quantités d’eau prélevées ne sont pas utilisées et sont rejetées dans les milieux aquatiques. Les données des agences de l’eau servent au calcul des redevances, ce qui peut introduire des biais sur les volumes réellement prélevés.
Agences de l’eau : Seine Normandie, Loire Bretagne et Rhône Méditerranée Corse