Les nappes souterraines sont de dimension souvent moyenne, à l’exception de celles du nord de l’Yonne, plus importantes. L’inertie de ces nappes est variable, selon qu’elles sont alluviales, captives ou semi-captives. Certaines présentent des risques de tarissement estival en cas de déficit en pluies. D’autres accusent une nette baisse de leur niveau : la surexploitation de ces nappes est souvent le fait d’une urbanisation trop importante ou du report d’un captage fermé.
Définition
- La connaissance d’une nappe d’eau souterraine, son fonctionnement hydrodynamique, ses réserves et donc sa capacité à assurer les multiples usages attendus (soutien du débit des rivières, en particulier à l’étiage, prélèvements pour l’eau potable, irrigation, industries et particuliers) nécessite d’enregistrer les fluctuations de son niveau – appelé niveau piézométrique - de préférence en continu.
- Les prélèvements en eaux souterraines représentent de l’ordre de 210 millions de m3 par an tout usages confondus (domestique, agricole et industriel).
- La Bourgogne reçoit chaque année de l’ordre de 27 milliards de m3 de précipitations, soit environ 100 fois les volumes prélevés (eau de surface et eaux souterraines confondues). Cependant, seule une très faible partie de l’eau qui circule est mobilisable pour les activités humaines, du fait de l’évapotranspiration et de la nécessité de maintenir les équilibres écologiques afin de garantir la satisfaction de l’ensemble des usages sur le long terme.
- La loi sur l’eau de 1992 prévoyait la mise en place avant le 3 janvier 1997 de compteurs au niveau de chaque point de prélèvement agricole. En leur absence, les volumes prélevés sont estimés à partir des surfaces en culture irriguée et du mode d’irrigation.
Sources des données
DREAL Bourgogne (Service de l’Eau et des Milieux Aquatiques), Agences de l'eau et BRGM