La préservation de la ressource en eau présente un double enjeu pour la Bourgogne : garantir une eau de qualité en quantité suffisante aux usagers, et ne pas affecter les usages des régions en aval.
Dans notre région, l’eau tant souterraine que superficielle est abondante. Elle fournit d’ailleurs près du quart de ses prélèvements à la ville de Paris. Mais sa disponibilité est irrégulière sur le territoire, quelquefois en raison de problèmes de qualité. En 10 ans, sur 90 captages fermés, la moitié l’ont été pour des causes de pollution diffuse (nitrates et pesticides). En conséquence, les prélèvements se sont reportés sur les captages sains. Une situation qui pourrait rendre certains territoires vulnérables vis-à-vis de la disponibilité de la ressource si des événements climatiques sévères, comme la sécheresse de 2003, intervenaient plus fréquemment.
L’amélioration de la protection des captages est donc un enjeu fort pour conduire à leur rétablissement qualitatif, « le retour au bon état » selon l’injonction de la Directive Cadre Européenne (DCE). Il s’agit d’une alternative plus durable que le recours à des solutions techniques curatives coûteuses, qui permet aussi de préserver la disponibilité quantitative de la ressource à tous les territoires.
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