En 2007, 91% des boues de stations d’épuration produites en Bourgogne ont fait l’objet d’une valorisation agronomique. 5% des boues ont été stockées et 3% incinérées. Le reste a été stocké dans des conditions non conformes, ou a été pris en charge par des vidangeurs ou encore a suivi une destination inconnue.
Le taux de valorisation agronomique des boues en 2007 est le taux le plus élevé constaté sur la période de 1998 à 2007. Il s’explique notamment par une plus forte valorisation agronomique des boues produites par la station de Dijon, qui représente à elle seule de l’ordre de 15% de la production régionale de boues. Les années précédentes, la moitié des boues de la station étaient incinérées. En 2007, en raison de l’arrêt de l’unité d’incinération pour la mise en place d’un nouvel équipement, 90% des boues ont été compostées puis épandues en agriculture ou utilisées en revégétalisation de sites.
La valorisation des boues se fait principalement par épandage agricole (65% des boues). L’organisation et le suivi des épandages se sont améliorés : 91% des boues épandues le sont dans un cadre organisé avec un plan d’épandage. Le compostage des boues, inexistant en 1998, s’est développé ces dernières années et concernent aujourd’hui le cinquième des boues produites et 21 stations d’épuration (dont des stations de taille importante comme Nevers et Dijon).
La valorisation agronomique est la plus développée dans la Nièvre (99% des boues), avec notamment une part élevée de boues compostées (48%) et dans la Côte d’Or (93%) avec une part de 32% de boues compostées. L’épandage agricole représente en Saône-et-Loire (84% des boues) et dans l’Yonne (94%).
Les quantités de boues épandues en Bourgogne ont diminué de près d’un quart en 1998 par rapport à 1997, suite aux prises de position de la profession agricole. Depuis 2002, elles ont de nouveau atteint le niveau des quantités épandues en 1997. Le nombre d’agriculteurs acceptant des boues n'a pas cessé de diminuer entre 1997 et 2001 : il est passé de 300 en 1997 à 247 en 2001. Il a de nouveau augmenté à partir de 2002 sans toutefois atteindre le niveau de 1997 (288 agriculteurs en 2007).
En 2007, l’épandage de boues d’épuration produites en Bourgogne a concerné plus de 4 000 hectares, ce qui représente moins de 1% de la superficie agricole régionale.
Cet indicateur permet le suivi de la part des boues produites par les stations d’épuration de Bourgogne qui font l’objet d’une valorisation agronomique. Outre les boues épandues en agriculture, il prend en compte également celles faisant l’objet d’une valorisation agronomique dans d’autres domaines, après compostage par exemple.
Le recyclage des boues en agriculture ayant fait l’objet de nombreux débats ces dernières années, cet indicateur ne permet plus d’identifier de façon fiable dans tous les départements la part des boues valorisées en agriculture de façon organisée, c’est-à-dire après étude préalable à l’épandage et avec un suivi agronomique. Cet indicateur comptabilise donc l’ensemble des boues faisant l’objet d’une valorisation agronomique, qu’elle soit ou non organisée.