Qualité de l’air en zones urbaines et périurbaines

Tendances et analyse

Le dioxyde d'azote : un problème persistant en milieu urbain

Les oxydes d’azote agissent directement sur les voies respiratoires, faisant des asthmatiques et des jeunes enfants un public particulièrement exposé. En milieu urbain, ils sont  rincipalement émis par les véhicules et les combustibles. La valeur limite annuelle pour la protection de la santé, fixée à 60 μg/m3 en 2000, baisse chaque année pour atteindre l’objectif de 40 μg/m3 en 2010. Ces seuils sont régulièrement dépassés à la station autoroutière de Bligny (21) et à la station trafic de Dijon. Malgré la persistance d’une saisonnalité, la tendance générale est à une très légère baisse. De multiples facteurs participent à cette tendance : équipements de chauffage au gaz plutôt qu’au fioul, meilleure isolation des logements, amélioration du parc automobile (diésélisation, essence sans plomb, diminution de la vitesse moyenne sur les axes interurbains). Cependant, la densification du trafic routier relativise les résultats encourageants de ces évolutions technologiques.

 

Les particules fines : à surveiller en zones de fort trafic routier

Les particules en suspension, dont les poussières d’une taille inférieure à 10 μm (les PM 10), sont irritantes pour la respiration et peuvent avoir des propriétés cancérigènes, comme les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). Plus les particules sont fines (< 2,5 μm), plus elles pénètrent dans les bronches. Elles proviennent principalement des fumées d’usine (sidérurgie, incinération des déchets…) et de la circulation automobile. La mesure de ces particules très fines est en cours de généralisation. Pour les agglomérations de plus de 100 000 habitants, un analyseur de la pollution en particules < 2,5 μm est obligatoire. L’objectif de qualité est une moyenne annuelle de 30 μg/m3. Sur les dernières années, les concentrations se stabilisent en Bourgogne. Seule la station trafic de Dijon ne respecte pas la valeur limite pour la protection de la santé. À souligner que des conditions météorologiques humides font baisser la concentration de particules dans l’air, mais qu’une expsition prolongée à des concentrations modérées peut être nocive.

 

L'ozone : un souci opour la santé humaine et végétale

L’ozone est un oxydant puissant et agressif pour les voies respiratoires, tout comme pour la végétation. C’est un polluant secondaire qui résulte de la transformation photochimique de certains polluants primaires dans l’atmosphère, comme les oxydes d’azote et les composés organiques volatiles. L’ensoleillement, l’altitude, l’apport d’oxydes d’azote par les masses d’air ainsi que la présence de composés organiques volatiles, naturels ou non, expliquent que l’ozone se retrouve en milieu rural. On observe une baisse des pics aigus de concentration, mais globalement les moyennes annuelles stagnent. Ces dernières années, les alertes à l’ozone ont été peu nombreuses. En-dessous des seuils d’alerte, des objectifs de qualité sont définis réglementairement pour la végétation et pour la santé humaine. Sans atteindre ces seuils, l’ozone est une préoccupation en milieu périurbain. En milieu rural, l’objectif de qualité de l’air n’est pas atteint un jour sur trois pour la santé végétale.

 

 


Définitions

Cet indicateur a pour objectif de suivre les tendances à moyen et long terme de la pollution de fond en zones urbaine et périurbaine. Il est calculé à partir des moyennes mensuelles des concentrations horaires de 5 polluants relevées sur les stations de mesure en fonctionnement dans les principales villes. Il se définit comme la moyenne arithmétique des moyennes mensuelles déterminées sur chaque ville. Les polluants concernés sont le dioxyde de soufre (SO2), le dioxyde d’azote (NO2), le monoxyde de carbone (CO), l’ozone (O3), les particules fines inférieures à 10 micromètres de diamètre (PM10).


Sources des données :

Réseau ATMOSF'air BOURGOGNE (associations de mesure de la qualité de l'air en Bourgogne)