Le Bâtiment : des enjeux de développement durable
La qualité environnementale des bâtiments est une démarche globale de développement durable appliquée aux bâtiments, qui permet de vivre et de travailler dans des locaux plus confortables, plus économiques et plus respectueux de l'environnement et de la santé de leurs occupants, aujourd'hui comme demain.
Il s'agit d'une démarche fortement conditionnée par les efforts que l'ensemble des acteurs (maîtres d'ouvrages, professionnels du bâtiment, utilisateurs finaux et filières d'approvisionnement) sont prêts à consentir en termes de financement, de conception, de mise en œuvre, d'utilisation, d'entretien-maintenance comme de déconstruction du patrimoine bâti.
Bien que d’apparence complexe, elle présente de nombreux avantages y compris économiques. En effet, le coût global d'un projet est généralement moins élevé que celui d'une construction classique, dans la mesure où les économies de fonctionnement réalisées viennent progressivement compenser un investissement initial supérieur de 5 à 15 %.
Au final, les bénéfices pour la planète, l'homme et la société courent sur près d'un siècle.
Quelques chiffres
De nos jours, les bâtiments résidentiels et tertiaires :
- représentent 45% des consommations d’énergie finale et 21% des émissions de gaz à effet de serre ;
- sont responsables d’environ 12% des déchets produits (déchets de chantier) ;
- utilisent une partie non négligeable des ressources en eau et
- peuvent provoquer directement ou indirectement certaines atteintes à la santé humaine, ainsi qu’à celle de la faune et de la flore.
Selon une étude de l'INSEE de 2002 concernant les nuisances ressenties par les ménages des agglomérations de plus de 50 000 habitants, 54% des Français se déclarent gênés par le bruit chez eux. En Bourgogne, 3 200 km de voies de transport sont classées bruyantes. Le bruit est la nuisance n°1 perçue par les Français.
Selon l'Observatoire de la Qualité de l'Air Intérieur et l'Institut de Veille Sanitaire, les Français passent en moyenne 21 heures sur 24 dans les bâtiments dont l'air intérieur est souvent plus pollué qu'à l'extérieur, aussi bien en milieu urbain qu'en milieu rural.
Le défaut d’entretien de certains équipements techniques, comme les installations de chauffage, peut également être problématique pour la santé humaine. Chaque année en France, 5 000 personnes sont victimes d’intoxications au monoxyde de carbone.
D’après des travaux réalisés par Alterre Bourgogne sur la vulnérabilité énergétique des ménages et sur le prix de l’eau (chiffres 2005), les Bourguignons :
- consacrent 22% de leur revenu à leur logement (premier poste du budget des ménages devant l’alimentation, moyenne nationale) ;
- dépensent 1 400 € pour leur facture d’énergie (moyenne annuelle régionale par ménage) ;
- investissent 275 € pour les travaux d’économies d’énergie (moyenne annuelle régionale par ménage) ;
- dépensent 350 € pour la facture d’eau (moyenne annuelle régionale par ménage).
Alterre, partenaire fondateur de Bourgogne bâtiment durable
Alterre Bourgogne est l'un des membres fondateurs du Centre de ressources régional dédié à la qualité environnementale des bâtiments. Entre juillet 2007 et juin 2011, l'agence a été mandatée par ses partenaires financiers (Europe, Etat, Région et ADEME) pour en assurer la coordination technique avant qu'il ne devienne une structure associative autonome.
Pendant cette période préalable, Alterre Bourgogne a contribué à :
• construire les bases de cette initiative partenariale et organiser son fonctionnement ;
• diffuser des connaissances, des ressources et l’essentiel de l’actualité sur le thème de la QEB, notamment à travers la mise en œuvre de la revue de presse et du site internet de Bourgogne Bâtiment Durable ;
• capitaliser des données et des informations relatives à des opérations exemplaires régionales, dans le cadre des appels à projets (très) basse consommation énergétique 2006 et 2008 du Conseil régional de Bourgogne, et 2007 du Conseil régional de Bourgogne et de l'ADEME Bourgogne.