Les impacts environnementaux des transports et des déplacements des personnes qui ont véritablement explosé au cours des 20 dernières années sont connus. Les émissions de polluants et de gaz à effet de serre des véhicules altèrent la qualité de l’air et contribuent au réchauffement climatique. Les quantités d’énergie nécessaires pour alimenter un parc de véhicules en croissance permanente augmentent et concourent à l‘épuisement des énergies fossiles. Les différents types d’aménagements réalisés ont interféré sur les habitats et les espèces. La qualité de la vie est affectée par les nuisances sonores, les espaces sont moins agréables à vivre. Et notre santé est affectée par la pollution et le stress engendré par la circulation automobile.
Sous l’angle socio-économique, le budget transports des ménages a quintuplé depuis les années 1960. A cette époque, alors que le pétrole ne coûtait pas cher mais aujourd’hui, le contexte énergétique a changé. Les ménages eux, ont toujours les mêmes besoins en termes de déplacements. Ils n’ont en quelque sorte pas d’autre choix que de supporter la hausse des coûts et présentent à ce titre, une forte « vulnérabilité sociale et économique ».
Une responsabilité à la fois collective et individuelle
L’aménagement du territoire est un facteur déterminant de la mobilité des personnes, qui en se développant, finit par agir à son tour sur l’organisation spatiale de ce territoire. Le lien est étroit entre le territoire, la mobilité qui s’y déroule et le moyen d’accomplir cette mobilité. Un territoire qui n’est pas accessible est un territoire qui soufre d’exclusion, avec de fortes conséquences économiques et sociales. A ce titre, les territoires ne sont pas tous égaux. Le constat d’inégalité s’applique également aux personnes. Pour certaines catégories, il n’est pas facile de se déplacer pour des raisons de handicap, d’âge, de « manque d’apprentissage » ou de précarité financière. Les conséquences socio-économiques peuvent alors être lourdes, car une personne non mobile devient dépendante. Des personnes peu habituées à se déplacer en dehors de leur quartier ou ne sachant pas prendre les transports en commun peuvent se retrouver en situation d’exclusion sociale.
Un des grands enjeux des années à venir va être de faire évoluer les comportements et les choix des individus vers des solutions de mobilité plus durables, c’est-à-dire économiquement viables, socialement équitables et plus respectueuses de l’environnement.